Mon Dieu, c'est un ange.

Mon Dieu, c'est un ange.
Je l'ai aperçue cette nuit, sur le pont, je ne l'ai pas vu tout de suite, j'ai entendue des bruits de pas derrière moi, je me suis retournée vivement. Elle était là, ses cheveux blonds en bataille autour de son visage, impassible mais expressif, elle avait ses yeux dont on ne sait jamais décrire la couleur, on ne sait pas s'ils sont verts ou marrons ou peut être bien les deux. Elle était là, à me fixer avec une curiosité dévorante. Je me suis arrêter, surpris par ses traits, non sans défauts, mais fascinants. Elle était pieds nus, et portait une robe blanche vaporeuse qui contrastait avec cette nuit sombre. Cela fait bientôt cinq minutes que nous nous dévisageons sans bouger. C'est quand elle a avancé sa main vers mon visage que j'ai su que c'était la fin.

Je n'aurai jamais demandé plus belle mort que celle d'être tuer par un ange.

# Posté le samedi 28 février 2009 12:11

Modifié le dimanche 01 mars 2009 10:27

J'étais.

J'étais.
Entend son chant se briser à la hauteur de tes pieds nus
Sens-tu comme il palpite, à la vitesse brutale où vers ce drap cramoisi, le taureau se rue.
Ecoute le hurler sa peine et peut à peu de déchirer
Dans un fracas assourdissant, subitement se consumer.

Ce débris qu'on ne peut réparer gîsera ici le temps que Mrs Breakdown veille sur moi,
C'est en pleure que je rejoins ma vieille amie, celle de toujours, celle en qui je crois.
Elle me serre dans ses bras, patiente le temps que de mon eau je me vide entièrement,
Elle caresse mes cheveux, me chuchote ce que j'ai besoin d'entendre tout en me berçant tendrement.

Je lui ai tout raconté, elle connaît déjà la fin de mon histoire,
Elle connaît mes faiblesses, mes terribles faiblesses, celles qui me font croire,
Que tout peu s'arranger, même dans le tas de ruines le plus désordonné qu'il soit,
Que malgré ma naïveté, le bonheur m'accueillera de nouveau sous son toit.

Mr. Sunshine ne fait que me gronder, au fond il a raison, je suis bien sotte,
De croire en tout ça après tant de fois m'être fait anéantir, c'est quand même ma faute.
Ces cicatrices sur ma chair et mon c½ur seront bien présente mais n'effaceront pas mon sourire,
Ces cicatrices là me rappelleront mon envie de les voir périr.

Texte et photo de moi.
Modèle: Laurie & Zoé..

# Posté le lundi 23 février 2009 17:55

Modifié le mardi 24 février 2009 16:22

Nous avons à peine le temps de nous retourner pour constater qu'ils sont déjà partis.

Nous avons à  peine le temps de nous retourner pour constater qu'ils sont déjà partis.
Debouts et soucieuses, toutes ces personnes étaient là pour lui dire un dernier au revoir. C'est dans un silence glacial que tous se dévisageaient. Mais eux, ses enfants, essayaient de garder la tête haute, acceptant que toutes ces personnes les prennent dans leurs bras pour les consoler, Il n'y a rien de pire pour réveiller le chagrin. Et je te vois toi, mon cher ami d'enfance, toi qui d'habitude es si fort et souriant, serrer ce mouchoir, et subir ces accolades en silence. J'aurai voulu pouvoir te dire quelque chose, je n'ai rien trouvée, et cette phrase toute innocente qui consiste à faire l'état des lieux des émotions de son interlocuteur n'a plus aucune valeur dans cet endroit, ça ne peut pas aller bien après une perte brutale. En croisant ton regard j'ai juste priée de ne pas pleurer, j'ai essayée de sourire, cela ressemblait plus à une grimace tellement c'était maladroit. Je sais que tu comprends, et je sais qu'à présent, tu déteste autant cet endroit que moi, lieu trop souvent théâtre d'adieu. On aurait même pu dire que c'est la défunte qui veillait sur nous, par ses allers-retours incessants en faisant grincer cette porte, et comme un pressentiment, j'ai su qu'elle n'était pas seule, et que l'être que j'ai le plus aimée et chérie l'accompagnait. Je suis sûre que tu comprends.

# Posté le dimanche 08 février 2009 07:24

Modifié le dimanche 08 février 2009 09:41

Spectatrice de leurs tragiques lamentations.

Spectatrice de leurs tragiques lamentations.
Figées dans des postures improbables, les statues de la Villa de Médicis sont condamnées à une lamentation éternelle. Le fait de les observer est dérangeant, cette scène est à la fois fascinante et terrifiante, ces personnages figés sont perdus dans l'imposant jardin de la Villa, quel surprise de tomber dans un endroit aussi apaisant sur ces corps fuyants le massacre, ces visages terrifiés et suppliants. J'ai rarement vu quelque chose d'aussi triste et beau.


Villa de Médicis-Rome, Le massacre des Niobides (?), 30 juillet 2007.

# Posté le jeudi 05 février 2009 16:19

Modifié le jeudi 05 février 2009 17:14

Cherche une vie meilleure dans le néant.

Cherche une vie meilleure dans le néant.
Je suis une personne comme une autre. Rien ne me différencie de la masse. Je ne cherche pas à marquer cette infime différence. Car elle est absurde. Je me pose des questions. Beaucoup de questions. Trop de questions. Ma vie doit être la pale copie de milliers d'autres dans le monde. A quoi bon se lamenter sur son sort si on sait qu'il y a pire ? Parce qu'au fond nous sommes tous égoïstes, et que ça ne changera jamais.

# Posté le mercredi 04 février 2009 15:44